Etre un héros, ça se vit au quotidien

Publié le par Kitcham



Il venait de s'enfermer dans la pièce, close et exigu, s'y pensant en sécurité, désireux de s'y relaxer.
Mais, à la grande surprise de notre héros, un vrombissement soudain et terrifiant se fit entendre, provenant des hauteurs de la pièce. Levant la tête, il aperçut la monstruosité. Passant en vrombissant à de nombreuses reprises au dessus de lui, la bête menaçante attendait certainement le meilleur moment pour frapper.

Réunissant tout son courage, le vaillant héros décida d'agir tant que le choix lui appartenait encore. Il prit discrètement ses armes, attendit quelques instants que sa main cesse de trembler, puis passa à l'attaque. Dès que l'animal vint fureter au dessus de lui, il tenta un assaut. Puis un autre, et un autre. Mais il avait beau frapper de taille et d'estoc, feinter à droite comme à gauche, la bête esquivait les coups à une vitesse tout bonnement hallucinante. Sa facilité à éviter chaque coup en devint vite déconcertant, et c'est haletant que notre héros dût stopper son assaut.

La vile créature en tira de suite profit, et saisit l'occasion qui lui était offerte. Elle pointa son dard et chargea notre brave combattant. Celui-ci, dans un réflexe instinctif, réussit heureusement à parer, et se rua sur le monstre, le forceant, sous l'impact à reculer jusqu'au mur. Brandissant majestueusement son arme, il se fendit, et enfin, le coup toucha son but. La créature chût lourdement au sol, tandis que notre héros, lachaît son arme, reculait, puis s'affaissait contre le mur opposé, ses jambes flageolantes ne pouvant plus le porter.

Quelques derniers vrombissements, comme un ultime râle émit par le monstre insectoïde, lui procurèrent un frisson d'horreur. Puis la bête se tût. A jamais.

Le vainqueur prit une grande inspiration en rassemblant ses forces, se leva doucement, les muscles endoloris, et contempla sa victime. La moitié du corps déchiré de haut en bas par le fabuleux coup qu'il lui avait porté, une aile atrocement mutilée passant désormais devant ses yeux à facettes globuleux.... Le bourdon, de la taille de la dernière phalange d'un pouce, gisait dans la douche, sans vie. Un dernier regard vers la bête, un demi-sourire carnassier, et le cadavre disparut à jamais dans les eaux tandis que l'invincible héros ramassait sa serviette, bonne pour le lavage.

(Voilà, le prochain qui me demande où j'avais posté ce texte, j'ai un lien a lui donner !)

Publié dans La plume et l'épée

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Bruce Kraft 02/10/2009 21:34


Salut,

Juste pour te dire je t'ai rajouté en lien ami !!! Et que j'adore Captain América!!